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<< Oh I've been dirt, and I don't care, ' cause I'm burnin' inside, I'm just a yearnin' inside.. >>

<< Oh I've been dirt, and I don't care, ' cause I'm burnin' inside, I'm just a yearnin' inside.. >>
Assises sur une planche de bois, contre une vitre embuée, nos pieds sur le métal brûlant, les yeux dans la neige. Les madeleines dans le chocolat chaud. Le thé, parce qu'il n'y a plus de lait. Dans l'indifférence la plus cruelle. J'ai sincèrement du mal à croire que tu pleurais. C'était tout ce que je voulais, tu comprends, ta putain de douleur en guise de faible consolation. Mais passons. Tu le sais, que cette fille est moins bien que moi, pas vrai ? Peu importe. Je n'ai pas vu l'année passer. Mais, c'est finit. Malgré mes cheveux longs. J'ai eu envie de classer mes dernières années par passions. Le premier jour de sixième, il y a eu B, il y a tout de suite eu B. Non, à 11 ans on est normalement pas passioné, mais j'ai toujours eu la poisse. Pendant deux ans et demi, il y a eu B. Puis.. Il y a eu J. Puis T. Puis les deux. Puis T. Puis J. Ce petit bazar a duré un an. J'aimais bien embrasser ses beaux yeux bleus dans notre parc de collégien, qui nous semblait alors le plus beau du monde. J'aimais serrer ce petit corps meurtri, avalant ses douleurs juste pour un sourire. Mais nous sommes déjà en troisième, j'ai bientôt 14 ans messieurs dames. Et puis c'est L. Plus que tout, les conneries adolescentes, mais L, oh, L... Et puis voilà, l'été, cet été amer où L n'était, ne serais plus jamais, là. Alors, il faut bien se trouver un passe-temps. J'aurais pu me rabbattre sur n'importe qui, il a fallut que ça tombe sur toi, tes boucles brunes sales, ta grande bouche prétentieuse, et puis merde, on va pas recommencer. Un an, le pire, le plus violent, le plus malsain, le plus fier, le plus révolté, le plus pervers, tous ces adjectifs qu'on trouvait jouissifs. Marrant qu'on se soit tournées dans la même direction. Mais cette histoire est encore bien trop récente, hein ? Les blogs ont des oreilles. Encore que. Enfin peu importe. Puisque Toi ne désigne plus la même personne. Puisque contre Toi, nos peaux brûlantes et humides, tes lèvres souriant au bout de mes doigts, une demi-obscurité, un silence teinté d'envie, c'est tellement mieux que des mots. Et puis puisqu'il fait drôlement beau aujourd'hui. Ce blog est en pause. << Pour un instant.. Pour un instant seulement. >>
# Posté le vendredi 02 mai 2008 13:38

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